Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 07:36

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Titre : Magasin Général, T4 : Confessions
Scénaristes : Régis Loisel & Jean-Louis Tripp
Dessinateurs : Régis Loisel & Jean-Louis Tripp
Parution : Novembre 2008


 « Confessions » est le quatrième tome de « Magasin général ». Cette série est née il y a environ six ans de la collaboration entre Régis Loisel et Jean-Louis Tripp. Ils se partagent le scénario et les dessins. C’est la présence du premier nommé qui m’a attiré vers cette saga. En effet, je garde un souvenir très agréable de mes lectures de « La quête de l’oiseau du temps », de « Peter Pan » ou encore plus récemment « Le Grand Mort ». « Magasin général » est actuellement composée de sept tomes oscillant chacun autour des soixante-dix pages. Ils sont édités chez Casterman et sont vendus pour un prix avoisinant les quinze euros. La couverture de l’ouvrage que j’évoque aujourd’hui nous présente Marie et Régis, assis sous un porche et juste éclairés par une lanterne, en train de regarder le ciel. Le calme de la nuit qui les entoure est prégnant. Cette illustration est une belle porte d’entrée vers notre lecture…

L’extrait présenté par la quatrième de couverture est le suivant : « C’est sûr qu’ils vont pas comprendre… - Il faut pourtant bien trouver quelque chose à leur dire. – C’est sûr que tout l’monde  à Notre-Dame l’attend de ce mariage-là ! Hic ! - … En particuliers, certaines de mes paroissiennes… - Coudonc, Réjéan, qu’elles aillent au diable ces trois vieilles… Hic ! chouettes ! – Non, Noël ! Les choses ne peuvent pas rester de … hic ! même : il faut trouver une solution. – Ben coudonc, S… Serge ! Marie-la donc ! Hips ! ‘Y a personne qui va aller voir c’qui s’passe dans vot’lit ! Hic ! »

La qualité de cette série vient en partie du fait que chacun de ses tomes a son intérêt propre. Le premier nous présentait le personnage de Marie. Endeuillée au début de la lecture, elle apparaissait comme une femme adorable ayant le cœur sur la main. Le deuxième nous faisait découvrir Serge qui arrivait par hasard dans la petite paroisse québécoise. Il révolutionne le quotidien de chaque habitant et commence à générer plus que de l’indifférence chez notre chère Marie. Le troisième se déroulait dans un climat plus tendu. Des tensions apparaissaient entre Serge et les hommes du village. De plus, Marie avait du mal à comprendre le petit jeu que menait le nouvel arrivant avec elle. L’ambiance était à la zizanie. 

Le dénouement de l’ouvrage précédent révélait l’homosexualité de Serge qui permettait d’expliquer clairement sa relation avec Marie. Le problème qui résulte est propre aux petites communautés. Comment gérer le « quand dira-t-on » ? Car tout le petit village de Notre-Dame-des-Lacs attend l’officialisation de la relation des deux « tourtereaux ». Le mariage est sur toutes les lèvres. La thématique de « Confessions » est donc la gestion de cette situation. Malgré l’apparente petitesse de ce thème, la lecture ne souffre d’aucuns temps morts. L’empathie qu’on ressent depuis longtemps pour les personnages fait qu’on se passionne pour le moindre de leur souci. On s’interroge réellement sur la manière avec laquelle va finir cette histoire pas simple dans un petit village dans les années vingt. Le talent des auteurs fait de cette album un moment agréable mais néanmoins moins envoutant qu’à l’habitude. J’ai été moins sensible à l’histoire que dans les précédents tomes. Je pense que le fait que l’intrigue se construite autour de non-dits et de conflits moraux a pour conséquence de nous faire retrouver une ambiance finalement pas si éloignée de celle qui accompagnaient la zizanie du troisième opus. J’aurais apprécié un petit peu plus de joie et de légèreté. Le choix des auteurs a été autre et est talentueusement exploité. Ma remarque n’est ici qu’une affaire de goût.

Les auteurs confirment que l’histoire se construit autour du couple formé par Marie et Serge. Ce choix scénaristique impose que leur relation ne soit pas de tout repos. Il n’y a pas de déception à ce niveau-là car chaque nouvelle parution amène son lot de difficultés dans leur quotidien à tous les deux. Mais « Magasin général » ne se contente pas de nous conter un énième amour impossible. En choisissant l’unité de lieu, on découvre donc une communauté qui vit en vase clos. Le fait de ne jamais avoir quitté Notre-Dame-des-Lacs nous laisse le temps de découvrir de manière précise chacun de ses habitants. On commence à connaitre le caractère de chacun, leurs excès, leurs qualités, leurs défauts. Certains nous touchent, d’autres nous insupportent, certains nous font rire, d’autres nous indifférent. Au final, on découvre une galerie de personnages particulièrement dense. « Confessions » nous fait partager le décès d’un des habitants. On ressent sincèrement la tristesse de ses proches. Les émotions qui accompagnent notre lecture sont nombreuses et variées. 

Les dessins sont toujours aussi réussis. Le travail apporté sur chaque planche est évident. Le trait né de la collaboration des deux auteurs offre un style remarquable. Les personnages sont splendides. Sur le plan physique, ils possèdent tous une vraie présence et une vraie personnalité. Chacun fait naitre en nous une première impression à chaque nouvelle rencontre. Aucun ne nous laisse indifférent et c’est le gage d’une lecture active. De plus, leurs sentiments sont particulièrement bien exprimés. Cet album offre beaucoup de moments difficiles et les dessinateurs arrivent à nous faire passer beaucoup d’émotions par le regard ou la posture des personnages. Il y a une subtilité d’un rare talent sur ce plan-là. 

En conclusion, « Confessions » est un ouvrage de qualité. On y retrouve l’atmosphère unique que génère « Magasin général ». Je prends vraiment plaisir  à retrouver tous ses personnages et leur vie simple. Ce quatrième tome n’est pas mon préféré mais reste néanmoins très agréable à découvrir. Il me confirme malgré tout que j’ai bien fait de me lancer dans cette grande aventure québécoise. J’ai donc hâte de me plonger dans « Montréal », prochain tome de la série. Mais cela est une autre aventure… 

par Eric the Tiger

Note : 14/20

Par BlogBrother - Publié dans : Chronique sociale - Communauté : autour de la BD
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 07:58

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Titre : Les Naufragés d'Ythaq, T8 : Le Miroir des Mensonges
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch
Parution : Octobre 2010


« Le miroir des mensonges » est le huitième tome de la série de bandes dessinées « Les naufragés d’Ythaq ». Il s’agit de l’avant-dernière marche avant le dénouement qui aura lieu dans l’opus suivant. Cet album est logiquement scénarisé par Christophe Arleston et dessiné par Adrien Floch. Ma rencontre avec le premier cité date de « Lanfeust de Troy ». J’ai découvert le second par son travail sur « Slhoka ». Cet ouvrage est édité chez Soleil, se compose d’une cinquantaine de pages et est vendu pour environ quatorze euros. La couverture nous présente l’héroïne principale, Granite, armée jusqu’aux dents et a priori très déterminée. Derrière elle, on découvre ses deux acolytes Narvath et Callista. Au fond, apparait un personnage jusqu’alors inconnu. Il ne reste plus qu’à se plonger dans notre lecture pour en connaitre davantage sur lui… 

La quatrième de couverture présente la série avec les mots suivants : « Un luxueux vaisseau de croisière s’écrase sur Ythaq, une planète qui, curieusement, n’est répertoriée nulle part. Parmi les survivants, une jeune et intrépide astro-navigatrice, un technicien poète et une belle passagère. Traqués par d’impitoyables mercenaires, ils vont découvrir un monde médiéval où cohabitent peuples et espèces aux coutumes surprenantes. Mais les naufragés sont-ils là par hasard ? Quel terrible secret se cache derrière les ors et les pourpres des palais d’Ythaq ? »

Depuis le début de l’histoire, on a appris énormément de chose. On a découvrir les différentes civilisations qui cohabitent sur Ythaq. Notre groupe s’est étoffé de quelques membres. Mais la révélation importante est relativement récente. Il nous a été révélé que cette planète n’est qu’un immense terrain de jeu dont les habitants ne sont que des pions. Les accidents spatiaux ne sont pas hasardeux. Ils ont pour objectif de faire arriver de nouvelles personnes dont certaines voient un pouvoir naitre en ces lieux. En effet, ils arrivent que des naufragés maitrisent alors un des éléments. Granite, notre héroïne, est un brasier et arrive à manipuler le feu. Dans « Le miroir des mensonges », on découvre qu’un vaisseau militaire a cherché à s’échouer volontairement sur Ythaq dans le but de résoudre ce mystère. Mais la solution est relativement radicale. Leur général décide de tout décimer sur place. Nos héros se trouvent dans une nouvelle quête de survie contre leurs semblables. Parallèlement, Narvath continue à voir d’étranges pouvoirs naitre en lui…

L’arrivée de cette armée de mercenaires offre un virage à l’histoire. Alors que depuis le début de la série, nos héros sont des naufragés sur une planète étrangère, ils se trouvent maintenant aux côtés des autochtones pour combattre leurs semblables. Cette évolution du référentiel est intéressante. Elle offre un nouveau point de vue et s’avère un rebondissement attrayant. Tout l’album se résume donc à une guerre civile qui voit les habitants d’Ythaq se défendre contre des envahisseurs beaucoup mieux armés mais novices sur ce territoire inconnu. Cela offre des scènes d’action qui ne sont pas désagréables. On prend plaisir à les suivre d’autant plus qu’on prend logiquement et rapidement parti pour les locaux. Malgré tout, je trouve dommage que cette bataille s’étale sur toute la longueur de l’album. La raccourcir n’aurait pas ôté grand-chose à son intérêt et aurait surtout permis à la trame de prendre une autre ampleur et d’apparaitre moins creuse. En effet, dans cet opus, le fil conducteur de l’histoire fait finalement beaucoup de surplace.

La lumière pourrait donc être portée sur des intrigues secondaires qui peuvent se montrer drôles, touchantes ou passionnantes. Ce n’est ici pas vraiment le cas. Callista décide de faire sa vie sur Ythaq en séduisant un vieux beau local à la fortune certaine. Cet événement possède un potentiel certain quand on connait le caractère de la jeune femme. Finalement, le soufflé retombe assez vite et ne chatouille pas vraiment nos zygomatiques. De leurs côtés les autres protagonistes ne vivent rien d’autres qu’une bataille contre de méchants militaires. Il est dommage de posséder autant de personnages et de finalement les dissocier aussi peu dans leurs réactions et leurs actes. Le seul qui dépareille est Narvath qui est posséder par une force inconnue dont on s’interroge sur l’ampleur et les causes. Le dénouement nous indique qu’il faudra attendre le dernier opus pour nous offrir quelques réponses sur ce thème.

Les décors sont moins forestiers qu’à l’habitude. En effet, la majorité de l’action se déroule en ville avec la bataille évoquée précédemment. Son architecture correspond aux codes médiévaux habituels. Sans révolutionner le genre, on y erre avec plaisir. Les lieux possèdent une vraie atmosphère et offre un dépaysement réussi. Concernant les personnages, nos héros nous sont toujours aussi sympathiques. Cela fait maintenant huit tomes qu’on les connait et ils ne nous surprennent plus beaucoup concernant leurs traits, leurs réactions et leurs expressivités. Malgré Floch, par son style, fait qu’ils nous sont toujours sympathiques et qu’on a toujours plaisir à les retrouver. Concernant les nouveaux protagonistes qui pour l’essentiel sont des militaires mercenaires. Ils ont vraiment des tronches à faire du cinéma. Là aussi ils sont classiques dans leur genre mais il n’est pas désagréable de découvrir un méchant soldat avec une tête de méchant soldat.

En conclusion « Le miroir des mensonges » n’est pas le plus utile des tomes de la série. On a du mal à quitter le point d’où on est parti au début de notre lecture. Il confirme le côté irrégulier en terme de qualité des différents albums de « Les naufragés d’Ythaq ». Il ne me reste plus qu’à espérer que le dernier opus soit de qualité pour finir sur une note positive. Dans le cas contraire, je risque de garder un souvenir frustré de cette saga qui n’aura pas offert tout ce que j’en espérais. Mais pour me faire une idée définitive, il faut que je me plonge dans « L’impossible vérité ». Mais cela est une autre histoire… 

par Eric the Tiger

Note : 10/20

Par BlogBrother - Publié dans : Fantasy - Communauté : autour de la BD
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 07:27

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Titre : Golden Cup, T2 : 500 Milles Chevaux
Scénariste : Daniel Pecqueur
Dessinateur : Alain Henriet
Parution : Novembre 2004


« 500 mille chevaux » est le deuxième tome de « Golden Cup », une série née il y a presque dix ans. A l’heure actuelle, cinq ouvrages sont parus. Cette saga se déroule dans le même univers que « Golden City » dont je n’ai jamais lu aucun opus. Je me garderai donc de toute référence à cette histoire originelle car je serai incapable d’en faire une seule. Le bouquin dont va traiter ma critique est édité chez Delcourt dans la collection « Série B ». Il s’est d’un format classique. Le scénario est l’œuvre de Daniel Pecqueur et les dessins naissent du trait d’Alain Henriet. Mon seul contact avec ces deux auteurs est « Golden Cup ». Je ne pourrai donc pas faire de comparaison avec leurs travaux précédents. La couverture nous offre Daytona, personnage central de l’histoire, en tenue de course avec au second plan des bolides de toute forme lancés à toute vitesse. D’ailleurs les auteurs nous présentent un « design book » des bolides sur une quinzaine de pages qui précédent l’histoire. Il ravira les adeptes du genre.

Le résumé de l’intrigue présenté sur la quatrième de couverture est le suivant : « Les téléspectateurs du monde entier retiennent leur souffle : le départ de la Golden Cup, cette course automobile intercontinentale, est imminente. Tandis que le jeune Daytona, persuadé d’avoir échappé aux griffes du véreux Caruso, se prépare assidument à concourir, le milliardaire Burt Styler recherche toujours activement sa fille kidnappée. Tous ignorent qu’un mystérieux individu s’apprête à déclencher les rouages d’une terrible machination qui pourrait mettre en péril la course… La Golden Cup recèle bien des enjeux insoupçonnés… aux conséquences fatales ! »

J’avais trouvé le premier tome très divertissant. Le ton était léger. L’histoire ne souffrait d’aucun temps mort. Cette histoire de course de voiture et de jeune adolescent surdoué sorti de nulle part pour conquérir le monde, bien que classique, était attrayante. Dans « 500 mille chevaux », la trame se déroule entièrement sur les lieux de la Golden Cup. Les deux premiers tiers précèdent le départ, le dernier tiers marque le début de la course. Ce découpage apparait simple et trop léger. Comment remplir la cinquantaine de pages qui compose l’album avec aussi peu. Pourtant les auteurs y arrivent avec un certain talent et font en sorte qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde au cours de notre lecture.

La première partie est finalement assez riche en informations. Déjà, il nous fait apparaitre le grand méchant qui, physiquement, est particulièrement réussi. Je ne sais pas s’il apparaissait dans « Golden City » mais personnellement, la rencontre a été agréable. Il a un côté savant fou impassible et inexpressif qui ravira les adeptes du genre. Il a un projet relativement simple qui consiste à se venger de Golden City et la Golden Cup est pour lui une occasion inespérée pour transformer en acte ses souhaits. Au-delà de ce nouveau personnage, les auteurs font également intervenir toute une série de personnages découverts dans l’opus précédent. Certains restent dans la même lignée, d’autres prennent une dimension supérieure. Bref, cette attente du départ n’est jamais accompagnée d’un quelconque ennui. 

Une fois que la course démarre, on ne peut pas dire que le rythme diminue bien au contraire. La première étape est haute en couleur et une succession d’événements rend attractive cette première courses intercontinentale. D’ailleurs la longueur de cette compétition fait qu’on suppose qu’elle va agrémenter un grand nombre d’albums. J’espère juste que la série ne se découpera comme une succession d’étapes mais gardera une structure uniforme. Dans le premier album, on assistait à l’enlèvement de la fille d’un milliardaire. Cela occupait une partie non négligeable de l’intrigue. Dans ce deuxième opus, l’événement est à peine évoqué mais cela n’empêche les protagonistes de ces deux trames d’apparence parallèle de se retrouver tous au même endroit. 

Côté dessins, ils sont toujours aussi faciles d’accès. Le trait est simple. Les personnages sont suffisamment travaillés pour qu’on n’ait aucun mal à les identifier. Les formes féminines sont quelque peu excessives. Elles raviront les adeptes masculins du genre mais donneront un côté peu réaliste et légèrement « comics » à l’ensemble. Les voitures et les bâtiments futuristes sont bien travaillés. Par contre, je trouve certaines cases un petit peu vides. Certains décors gagneraient peut-être à être étayés. Mais peut-être ce choix se justifie-t-il par la volonté d’offrir une lecture agréable, facile et grand public. Tout point de vue se défend. 

En conclusion, « 500 mille chevaux » est dans la lignée de « Daytona ». On passe un bon moment de lecture. C’est divertissant, rythmé et pas prise de tête. C’est le genre d’album qu’on est content de découvrir avec une journée un peu grise ou un petit chargé au boulot. Nos neurones ne sont pas trop sollicités mais notre plaisir est non négligeable. Ce n’est déjà pas si mal. Tous les albums ne peuvent pas marquer l’histoire du neuvième art, mais ceux qui arrivent à vous offrir un bon moment ne sont pas à négliger. J’espère que le prochain tome « Des loups dans la spéciale » gardera cette atmosphère. Mais cela est une autre histoire…

par Eric the Tiger

Note : 13/20

Par BlogBrother - Publié dans : Science Fiction - Communauté : autour de la BD
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 08:11

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Titre : Golden Cup, T3 : Des loups dans la spéciale
Scénariste : Daniel Pecqueur
Dessinateur : Alain Henriet
Parution : Septembre 2006


« Des loups dans la spéciale » est le troisième tome de la série « Golden Cup ». Cette dernière se déroule dans le même univers que celui de « Golden City ». Je me garderai de toute comparaison n’ayant pas lu cette histoire. « Golden Cup » est composée actuellement de cinq tomes et a vu le jour il y a huit ans. Elle est le fruit du travail conjoint de Daniel Pecqueur et d’Alain Henriet. Le premier se charge du scénario et le second des dessins. Les couleurs ont été confiées à Pierre Schelle. « Des loups dans la spéciale » est édité chez Delcourt dans la collection « Série B ». Vendu pour environ quatorze euros, il est d’un format classique et se compose d’une grosse quarantaine de pages. La couverture sur fond bleu nous présente des bolides roulant à toute vitesse vers nous. Un visage de loup menaçant occupe le ciel. Bref, tout un programme !

Le résumé proposé par la quatrième de couverture est la suivante : « Après l’Amérique du Sud, la Golden Cup investit l’Alaska pour sa nouvelle étape. Daytona, toujours en course malgré ses déboires, ignore que c’est son ex-mentor, Caruso, qui s’acharne à sa perte. Engagé lui aussi dans cette folle aventure pour les besoins de son enquête, Borano est loin d’imaginer ce qui l’attend au-delà du détroit de Béring… »

Le fil conducteur de l’histoire reste la course de voiture qui donne le titre à la série. Le début de la compétition avait eu lieu dans l’album précédent. Elle avait été haute en couleur avec de nombreux accidents provoqués dans le but d’être plus spectaculaire et intéressante sur le plan marketing. L’étape de ce troisième tome nous mène sur l’eau et en Alaska. Les auteurs cherchent à nous servir à chaque fois une soupe différente. Sur ce plan-là, ils ne déçoivent pas. Découvrir cette course nocturne dans la neige est intéressant et génère une atmosphère assez prenante. On ressent de l’empathie pour le devenir du personnage principal Daytona. Il nous est sympathique depuis les premières pages du premier album. Et cela ne semble pas près de changer. 

Mais cette série cherche à ne pas être uniquement le compte-rendu sportif. Le premier tome avait tourné également autour de la prise d’otage d’une riche héritière. Le deuxième nous avait fait découvrir un grand méchant qui veut porter un coup fatal à Golden City à coup d’attentat. Cela offre des intrigues parallèles qui permettent de ne pas tomber dans la lassitude ou la routine des courses de voitures. Dans « Des loups dans la spéciale », le méchant est mis dans l’ombre. On découvre partiellement son exécutrice des basses œuvres qui participe à la course. Par contre, la prise d’otage subit un retournement de situation après un deuxième tome en veilleuse. Cet aspect de l’histoire rebondit et se rappelle à nous avec réussite. 

Les dessins correspondent toujours au côté divertissant de l’ouvrage. Les personnages ont des traits clairs et dégagent tous quelque chose. On s’attache à certains, on appréhende d’en croiser d’autres, certains nous sont antipathiques. Ils aident à nous immerger dans l’histoire. Le côté classique de cette dernière n’est pas gênant du fait de la bonne ambiance qui l’accompagne. Les décors neigeux sont dépaysant. Les couleurs bleutée et blanche sont bien exploitées. Pour le reste, les couleurs sont vives et simples. Elles s’adressent parfaitement au public large qui peut être touché par cette série. « Golden Cup » s’adresse à un public large et ses différents aspects correspondent parfaitement à cette volonté.

En conclusion, « Des loups dans la spéciale » est un ouvrage agréable qui est dans la lignée des deux précédents. « Golden Cup » est une série à la qualité régulière et ce n’est pas la moindre des choses. Beaucoup de sagas sont très inégales d’un tome à l’autre. Ce n’est pas le cas de celle-ci. Je suis curieux de connaitre la suite de l’histoire. Les intrigues parallèles à la course vont-elles prendre le dessus sur la course en elle-même. Pour cela, il va falloir que je me plonge dans « La fille de la toundra », prochain album de la série. Mais cela est une autre histoire…

par Eric the Tiger

Note : 13/20

Par BlogBrother - Publié dans : Science Fiction - Communauté : autour de la BD
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 07:42

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Le Top BD des Blogueurs est un collectif rassemblant des blogs critiques de bande-dessinées. Dès qu'un titre est chroniqué au moins trois fois, il entre dans le top. Vous pouvez découvrir ici les 50 titres les mieux notés.

1- (=) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                                             19.17

2- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                              18.94

3- (=) Habibi, Craig Thompson, Casterman                                           18.92

4- (=) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                                 18.73

5- (= ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman    18.67

6- (=) Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial                                      18.5

7- (=) NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                       18.5

8- (-) Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis                                      18.38

9- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                            18.33

10- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                          18.29

11- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil                               18.27

 Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

12- (+) Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis                   18.25

13- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman   18.25

14- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.22

15- (-) Urban tome 1- Les règles du jeu, L. Brunschwig, R. Ricci, Futuropolis 18.2

16- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman       18.16

Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.

17- (=) Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman               18.14

18- (=) Garance, Gauthier, Labourot, Lerolle, Delcourt    18

19- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman                     17.95

20- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux              17.94

21- (N) Bride Stories, Kaoru Mori, Ki-Oon     17.83

Tome 1, Tome 2,

22- (=) Les enfants de Jessica tome 1, Luc Brunschwig, Laurent Hirn, Futuropolis     17.83

23- (+) Il était une fois en France, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat  17.8

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.

24- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis     17.8

Tome 1, Tome 2,

25- (-) Pyongyang, Guy Delisle, Delcourt                                                       17.78

26- (=) La Brigade Chimérique, Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess, L'Atalante  17.78

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

27- (=) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoël    17.75

28- (-) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt   17.72

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,

Tome 11, Tome 12, Tome 13,Tome 14,

29- (+) Manabé Shima, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier   17.7

30- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt                                             17.67

31- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics                                                17.63

32- (=) Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, F. Nury, Brüno, Dargaud   17.57

33- (-) L'orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan                      17.5

34- (-) Anuki tome 1, Stéphane Sénégas, Frédéric Maupomé, Editions de la Gouttière   17.5

35- (=) Alpha... Directions, Jens Harder, Editions de l'An 2                              17.5

36- (=) Lydie, Zidrou, Jordi Lafebre, Dargaud                                       17.5

37- (-) Tokyo Sampo, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier   17.5

38- (=) En chemin elle rencontre,  Collectif, Des ronds dans l'eau 17.5

Tome 1, Tome 2.

39- (=) La chronique des immortels tome 1, Von Eckartsberg, Van Kummant, Paquet  17.5

40- (=) Les aventures de Michel Swing, Brunö, P.Jousselin, Treizetrange  17.5

41- (=) Mezek, Yann, André Juillard, Le Lombard                                17.5

42- (=) Taïga Rouge, Arnaud Malherbe, Vincent Perriot, Dupuis            17.5

43- (=) Umbrella Academy, Gérard Way, Gabriel Ba, Delcourt       17.49

Tome 1, Tome 2,

44- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman                                   17.44

45- (+) Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur, Corbeyran, Gwangjo, Dargaud 17.42

46- (=) American Born Chinese, Gene Luen Yang, Dargaud                 17.38

47- (=) Le Gourmet solitaire, Masayuki Kusumi, Jiro Taniguchi, Sakka  17.38

48- (=) La vie de Bouddha, Osamu Tezuka, Tonkam                            17.34

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.

49- (=) Parker- Le Chasseur, Darwyn Cooke, Dargaud                     17.33

50- (=) Solanin, Inio Asano, Kana                                                                              17.33

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