Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 07:52

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Titre : Impostures
Scénariste : Romain Dutreix
Dessinateur : Romain Dutreix
Parution : Mars 2013


La parodie est un genre que j’affectionne. Découvrant l’une des « Impostures » de Romain Dutreix dans Fluide Glacial, j’avais été immédiatement conquis. Pastichant Spirou et Fantasio (mettant en scène notamment les changements éditoriaux de la série), l’auteur avait su titiller mes zygomatiques sans peine. Il me fallait donc découvrir le reste de ses parodies dans l’album les regroupant, intitulé « Impostures ». Le tout est paru chez Fluide Glacial pour un format BD classique de 54 pages. 

Même si on parle ici de pastiches, seule la partie franco-belge est concernée. On retrouve toutes les grandes séries qui ont fait son âge d’or : Spirou, les Schtroumpfs, Boule & Bill, l’agent 212, Lucky Luke, etc. Le grand absent est bien évidemment Tintin, mais l’on sait que les droits du reporter sont trop protégés pour que l’on puisse prendre le risque d’en parler. A cela s’ajoute Titeuf, série plus récente, mais classique également du genre.

 

Parodier et rendre hommage

Fluide Glacial oblige, le tout parodie autant qu’il rend hommage. Certains passages sont bien trash (notamment pour Titeuf, où des séries de gags montrent des Titeuf du monde entier). L’auteur se débrouille suffisamment pour varier les sujets. Si ces derniers ont des paginations variables, les thèmes le sont aussi. Ainsi, après les changements éditoriaux (et graphiques !) de Spirou & Fantasio, on retrouvera Boule & Bill en HLM, la crise de couple chez les Schtroumpfs ou Lucky Luke chez les psy… 

Ce qui fait la force de l’ouvrage, c’est que Romain Dutreix respecte fortement les œuvres qu’il pastiche. La partie sur Astérix est évidente. L’auteur transpose la création de Goscinny et Uderzo au Nouveau Monde. Les Romains deviennent des congrégations religieuses devant évangéliser le dernier village indien… cannibale ! Je n’ai pas pu m’empêcher de rire à plusieurs reprises pendant la lecture de cette histoire… 

Graphiquement, Romain Dutreix fait preuve d’une véritable virtuosité en sachant varier son style graphique selon les histoires. « Super Bourbon » (pastichant vraisemblablement Töpffer, pionnier de la bande-dessinée) est dessinée façon gravure du 19ème siècle (avec les textes sous l’image !). Une vraie réussite ! 

J’ai été séduit par ces « Impostures ». La variété des styles graphiques et des traitements donnent beaucoup de force à l’ouvrage. Alors bien sûr, certains préfèreront les passages les plus trash, d’autres les plus gentillets… Mais si vous aimez le pastiche, il y a de forte chance que cet album ne vous laisse pas indifférent ! A lire sans hésiter.

par Belzaran

Note : 16/20

Par Belzaran - Publié dans : Parodie
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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 08:31

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Titre : Métronom', T4 : Virus psychique
Scénariste : Éric Corbeyran
Dessinateur : Grun
Parution : Janvier 2014


« Metronom’ » est une série née il y a quatre ans. Elle est le fruit du scénariste Eric Corbeyran et du dessinateur Grun. Le premier est un auteur qui m’est familier et le second une découverte pour moi. C’est donc le nom de Corbeyran qui m’a attiré vers le premier épisode de cette nouvelle aventure. En feuilletant quelques pages, j’ai été intrigué par les enjeux posés et l’univers dans lequel s’inscrivait la trame. Sans révolutionner le neuvième art, les trois premiers actes montraient une intrigue solide qui se laissait découvrir avec plaisir. C’est donc avec joie que j’ai accueilli le quatrième tome « Virus psychique » dans les librairies en janvier dernier.

La quatrième de couverture nous expose le résumé suivant : « Dans un avenir proche, au sein d’une société totalitaire qui écrase l’individu au profit de la toute-puissance et du mensonge étatiques, une femme mène un combat pour découvrir les raisons de la disparition mystérieuse de son mari parti en mission spatiale… »


Une société totalitaire, des invidualités vouées à disparaître

Ce qui m’a attiré en premier dans cette saga, est la société qu’elle décrit. Elle apparait totalitaire. Les individualités sont vouées à disparaitre. La description qui en est faite est relativement fine. Il n’y a pas de grands exposés pour magistraux pour présenter les codes politiques, sociaux et économiques. Au fur et à mesure que la pelote narrative se déroule, les informations se succèdent et densifient notre connaissance de la situation. Ce nouveau tome n’échappe à la règle et participe activement à notre maîtrise de l’univers de la série. 

L’histoire se construit autour d’un personnage central prénommé Lynn. Tout est construit autour de son destin et de son parcours. Le personnage est plutôt bien construit. On s’y attache rapidement. Les épreuves qu’elle subit couplées à son caractère fort et déterminé forment un cocktail classique et efficace. Son identité graphique la démarque également du reste du casting. Bref, l’héroïne n’est pas un modèle d’originalité mais possède suffisamment de qualités pour rendre la lecture interactive. En effet, on peut aisément s’identifier à elle et s’approprier ses craintes et ses interrogations.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle avance à un rythme régulier. Les auteurs ne tombent pas dans le défaut de beaucoup de séries qu’est une trop grande dilution des événements. Ce nouvel opus conserve cette qualité en faisant évoluer de manière relativement importante les aventures de Lynn et des autres protagonistes. Le scénario donne autant de réponses qu’il fait naître de questions. Bref, tout cela est plutôt bien rythmé. Je ne peux pas vous dire que je sois complètement enthousiasmé et possédé quand je vois les pages défiler. Par contre, je n’ai aucun mal à affirmer que je découvre tout cela avec une vraie curiosité.

Un des attraits de cette série concerne ses dessins. Le trait de Grun et son travail très intéressant sur les couleurs offre une vraie particularité à l’univers de la série. Même si je suis moins fan de leurs émotions graphiques, je trouve que les protagonistes possèdent suffisamment d’épaisseur pour être aisément identifiés et appropriés. Mais le gros point fort concerne les décors que je trouve superbes qu’ils soient urbains ou désertiques. De plus, les tons chromatiques gris, bleus et marron dégagent une atmosphère très réussie.

Pour conclure, ce quatrième tome est dans la lignée des trois précédents. Il possède les mêmes qualités et les mêmes défauts. La trame reste globalement assez classique mais sa construction narrative est suffisamment rigoureuse pour permettre une lecture agréable et divertissante. Je m’offrirai donc avec plaisir le prochain opus. Les aventures de Lynn ne sont pas terminées et je suis curieux d’en connaitre la suite…

par Eric the Tiger

Note : 13/20

Par Eric the Tiger - Publié dans : Anticipation
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Jeudi 24 juillet 2014 4 24 /07 /Juil /2014 08:15

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Titre : Bone, T4 : La nuit des rats-garous
Scénariste : Jeff Smith
Dessinateur : Jeff Smith
Parution : Mars 1997


« Bone » est le seul comics à trôner dans ma bibliothèque, même si un tome de « Sin City » s’est discrètement glissé entre deux bande-dessinées franco-belge. Découverte par hasard dans la médiathèque du quartier, ce mélange d’aventure et d’humour m’a pleinement séduit. Après trois premiers tomes exceptionnels, le propos se corse. « La nuit des rats-garous » annoncent de sombres évènements, comme l’indique parfaitement la couverture. Le tout est toujours édité chez Delcourt pour 88 pages. C’est l’un des tomes les plus légers en termes de pagination. 

Clairement, on sent un petit problème de découpage dans cette édition. On reprend l’histoire en pleine forêt, sous le déluge… Qu’importe, le plaisir reste le même. Mamie Ben fuit et est rattrapée par Thorn et Fone Bone. Qu’a-t-elle donc à cacher ? Cernés par les rats-garous qui écument la forêt, le trio tente de survivre.

 

Le tome des révélations 

Ce tome est LE tome des révélations. Après un début plutôt léger, le propos se durcit. On apprend enfin qu’est-ce que la vallée, les forces en présence, son passé, etc. Le récit prend une autre tournure. Mais la deuxième partie du tome est elle pleinement humoristique. Lucius et Phoney se lancent dans le concours à la taverne. Chacun son côté et les gens consomment où ils le veulent. Même si la compétition semble là pour montrer le caractère de Phoney, cela aura évidemment bien plus d’importance…

 

Jeff Smith continue ici son mélange savoureux. De l’humour, du romantisme, de l’aventure, de l’héroïc fantasy… Le travail sur les ambiances est remarquable notamment pour cette fameuse « Nuit des rats-garous ». Son découpage donne une vraie puissance à l’ouvrage. Inspiré de l’animation, de nombreuses cases se suivent avec le même cadrage, changeant juste un petit détail de l’une à l’autre. Ce travail proche du dessin-animé par moment donne une fluidité à la lecture et permet de jouer aussi bien sur la peur que sur le rire ! 

Au niveau du dessin, Jeff Smith produit des noirs et blancs particulièrement beaux dans ce tome nocturne. La représentation de la foudre, de la pluie est formidable ! Je suis conquis depuis bien longtemps par le trait rond et expressif de l’auteur. Sa capacité à mélanger cartoon et dessin réaliste est un modèle du genre ! 

« La nuit des rats-garous » est un tome charnière dans la série « Bone ». Il pose (en partie) les enjeux, ce qui n’était pas vraiment le cas auparavant. On passe de quêtes immédiates à une quête plus générale, ce qui change fortement la donne pour les personnages.

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 par Belzaran

Note : 19/20 

 

 

Par Belzaran - Publié dans : Aventure
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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 08:48

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Titre : 9/11, T6 : W.T.C. / Acte 2
Scénaristes : Eric Corbeyran & Jean-Claude Bartoll
Dessinateur : Jef
Parution : Novembre 2013


« 9/11 » est une série née il y a quatre ans. Elle est le fruit de la collaboration des scénaristes Eric Corbeyran et Jean-Claude Bartoll et du dessinateur Jef. C’est le nom du premier cité qui a attiré mon regard vers le premier tome de cette nouvelle saga. En effet, il a su conquérir mon cœur de lecteur avec « Le chant des stryges » ou « Uchroni(e)s » par exemple. Certes, il lui est parfois reproché d’être trop productif mais je reste toujours curieux de découvrir ses nouveaux projets. « 9/11 » était donc l’un d’entre eux. Depuis, les différents épisodes sont parus et le dernier en date qui clôt l’histoire date du mois de décembre dernier. Il s’agit du sixième et s’intitule « W.T.C. / Acte 2 ».

La quatrième de couverture nous présente le synopsis suivant : « Dans la nébuleuse des réseaux politiques et financiers, les rencontres les plus improbables et inattendues ont lieu. Entre fous de Dieu et banquiers respectables, entre grands pétroliers et argentiers du terrorisme, se joue un jeu périlleux et, quand la récréation est finie, le pire cauchemar devient possible ! « 9/11 » est un thriller géopolitique qui nous entraîne dans les arcanes du terrorisme, des services secrets, des multinationales et de la finance internationale. C’est une partie de billard à plusieurs bandes où manipulations, cupidité, idéologies religieuses et politiques nous conduisent irréversiblement au 11 septembre 2001… »

 

Une plongée dans le passé précédant le 11 septembre

Le thème de la série est indiqué dans son titre. La trame se construit autour des attentats du onze septembre. Cet événement occupait les premières pages du premier tome. Néanmoins les six tomes sont une plongée dans le passé et nous rapprochent inexorablement vers le cruel moment qui a vu deux avions s’écraser sur les Twin Towers. J’étais curieux de découvrir le traitement que pouvait offrir cette saga sur cet acte historique de notre époque. Je tiens à préciser que je ne suis ni historien, ni journaliste politique, ni économiste. Je n’ai pas donc de regard expert sur les faits qui nous sont contés. Les grands moments charnières de la trame sont réels. Par contre, je ne saurais pas dissocier la vérité de la fiction dans la grande quantité d’informations qui nous sont distillées tout au long de la narration. 

Au risque d’enfoncer une porte ouverte, je me dois de préciser qu’il est indispensable d’avoir lu les cinq premiers épisodes. Les prérequis sont indispensables à une bonne compréhension de tous les enjeux. A chaque nouvelle parution, je m’imposais de tout lire depuis le début afin de maîtriser parfaitement les enjeux nombreux et variés qui alimentent la trame. En effet, les protagonistes sont nombreux et leurs interactions complexes. Le concept scénaristique fait que les auteurs doivent nous abreuver d’un grand nombre d’informations pour faire en sorte que l’intrigue soit bien ficelée. Le risque de ce type de structure est d’accumuler trop de place aux textes magistraux. Les scénaristes s’en sortent plutôt bien. Evidemment, ils ne peuvent pas échapper à certaines digressions importantes ou certaines explications un petit peu longues. Malgré tout, les défauts de ce style sont rares et sont aisément contrebalancés par l’apport de clarté à l’ensemble généré par tous ces éclaircissements. 

Le bémol que j’avais trouvé dans les opus précédents concernait les dessins. Il aura accompagné ma lecture jusqu’à la dernière page de la saga. Mes sentiments à l’égard sont curieux. Le travail de la part de Jef pour se montrer précis tant dans la reproduction des traits des personnages que dans les décors est évident. Bon nombre de célébrités politiques sont aisément reconnaissables et rendent crédibles la trame en l’immergeant pleinement dans notre réalité. Néanmoins, cela n’empêche pas l’ensemble d’apparaître fragile et froid. Je n’arrive pas à être charmé par le style du dessinateur qui a tendance à m’éloigner de l’histoire plutôt qu’à m’y plonger. Je trouve cela vraiment dommage mais il s’agit d’une des faiblesses irrémédiables de l’ensemble à mes yeux. La densité narrative nécessite un support graphique qui la sublime. Ce n’est pas le cas ici, bien au contraire. 

Ce dernier épisode est celui qui m’a le moins passionné. Je l’ai trouvé moins intense malgré les événements qu’il mettait en jeu. La trame est davantage diluée. J’ai parfois eu le sentiment que les auteurs avaient du mal à conclure leur aventure. C’est dommage car la construction de l’histoire était jusqu’alors la principale qualité de la saga. Malgré tout, « 9/11 » est une série qui intéressera les lecteurs curieux d’en connaître davantage sur ce moment noir de l’Histoire du monde. Par contre, elle n’est jamais arrivée à transcender sa dimension documentaire et à s’offrir une dramaturgie humaine plus forte. C’est peut-être dû à des personnages manquant de personnalité dans graphique que dans l’écriture. On ne peut pas toujours tout avoir…

par Eric the Tiger

Note : 10/20

Par Eric the Tiger - Publié dans : Polar
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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 11:16

LaQueteDeLOiseauDuTemps8.jpg


Titre : La quête de l'oiseau du temps, T8 : Le chevalier Bragon
Scénariste : Régis Loisel
Dessinateur : Vincent Mallié
Parution : Décembre 2013


« La Quête de l’oiseau du temps » fait incontestablement partie des œuvres majeures de la bande dessinée. Pour beaucoup, elle est la série qui a marqué l’entrée du neuvième art dans la fantasy. Cette tétralogie culte est le fruit de la collaboration entre le scénariste Serge Le Tendre et le dessinateur Régis Loisel. Après l’avoir lue il y a une vingtaine d’année, je peux affirmer que qu’elle s’avère à la hauteur de sa brillante réputation. C’était donc avec plaisir que j’ai vu apparaître  il y a seize un cinquième tome. Il ne s’agissait pas d’une suite mais d’un prequel des aventures du héros prénommé Bragon. C’était également l’occasion de m’immerger à nouveau dans un univers dont je gardais d’excellents souvenirs. Depuis, ce prequel a fait son petit bout de chemin et en décembre dernier est sorti en librairie son quatrième épisode intitulé « le chevalier Bragon ».

Le site « BD Gest’ » propose le résumé suivant : « C’est en plein forêt, sur le territoire même du Rige, que Bragon a été choisi pour être son élève. Pour Bragon, l’enjeu est aussi simple que compliqué : accéder au statut de chevalier et gagner alors le cœur de la princesse Mara. Mais Bragon s’expose à de grands dangers en tentant d’affronter le redoutable prédateur. Celui-ci n’a d’ailleurs aucune pitié pour son élève. A l’issue de la confrontation, la vie de Bragon va basculer. »

La lecture de cet album nécessite quelques prérequis. Il m’apparaît indispensable d’avoir lu les trois qui le précèdent. Les enjeux s’avèreront au mieux nébuleux pour quelqu’un qui entamerait sa quête par cet opus. De plus, connaître parfaitement les personnages participe activement au plaisir dégagé par ces nouvelles pages. Par contre, maîtriser les arcanes du cycle originel ne me semble pas forcément nécessaire pour profiter pleinement de cette nouvelle aventure. Les quelques allusions distillées par les auteurs ne sont pas fondamentales à la compréhension de l’ensemble de mon point de vue.


Un contact sensoriel

Le premier contact avec un monde fantastique est, à mes yeux, sensoriel. L’atmosphère dégagée par les décors et les sensations générées par les lieux sont des indicateurs forts de la qualité d’une série. En me plongeant dans cet ouvrage, j’ai rapidement été rassuré sur ce point. Le premier tiers de l’histoire conte l’initiation de Bragon par le Rige. Les voir isolés dans cette forêt dense coupée du monde renforce la dureté de l’apprentissage du héros. De plus, l’oppression dégagée par le trait de Vincent Mallié transpire des planches et renforce l’attention du lecteur. L’hostilité du milieu incite à la concentration. 

Soyez rassurés, ce bouquin ne se résume pas à des pérégrinations au milieu d’une forêt touffue et angoissante ou dans les rues boueuses d’une cité fortifiée au milieu d’un marais. La richesse découle aussi d’une galerie de personnages aussi consistante sur le plan qualitatif que quantitatif. Tout d’abord, son héros est un modèle du genre. Bragon est à la fois charismatique et fragile. La dureté de ses traits laisse place malgré tout à une sensibilité touchante. Sa droiture et sa loyauté ne l’empêche pas d’avoir des faiblesses. Je rajouterai que le coup de crayon de son créateur graphique renforce toutes ses caractéristiques et confirme son statut de personnage légendaire en devenir. Mais la narration ne se contente de faire exister un unique protagoniste qui attirerait toute la lumière. Les personnages secondaires  bons, méchants ou plus ambigus qui parsèment son parcours ne lui servent pas de faire-valoir bien au contraire. Ils participent à sa construction et existent aussi individuellement. Que ce soit sur le plan scénaristique ou graphique, chacun est travaillé de la même manière pour le plus grand bonheur de l’aventurier qui sommeille dans chaque lecteur. 

Les décors sont réussis, les personnages tout autant. Il ne restait plus qu’à les faire exister dans une quête épique. Le talent qui avait construit les épisodes était tel que j’étais plein d’optimisme en commençant ma lecture. Il n’a pas été douché, loin de là. L’apprentissage de Bragon auprès du Rige était un moment espéré. Il a été à la hauteur des attentes. Ensuite, les auteurs sont arrivés à relancer l’intrigue en confiant une nouvelle mission au nouveau chevalier. Il s’agit de ces missions qui apparaissent impossible tant les méchants semblent se diriger irrémédiablement vers une victoire inéluctable. Le moins que je puisse vous dire est que la dernière planche n’est pas des plus rassurantes.

Pour conclure, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé le moment passé au côté de Bragon dans « Le chevalier Bragon ». C’est avec joie que j’ai appris dans la dernière case que cet album ne serait pas le dernier de la saga. J’attends donc avec une impatience certaine ce nouvel acte des aventures de ce chevalier pas comme les autres… 

par Eric the Tiger

Note : 17/20

Par Eric the Tiger - Publié dans : Fantasy
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