Asgard, T2 : Le serpent-monde - Xavier Dorison & Ralph Meyer

Publié le par Eric the Tiger

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Titre : Asgard, T2 : Le serpent-monde
Scénariste : Xavier Dorison
Dessinateur : Ralph Meyer
Parution : Janvier 2013


« Asgard » est une série qui m’avait intéressé par le nom de son scénariste. En effet, Xavier Dorison est un de mes auteurs du neuvième art préféré. « Le troisième testament » ou « Les sentinelles » sont deux des chefs d’œuvre nés de son imagination. Pour rédiger cette nouvelle saga, il s’est associé à Ralph Meyer qui se charge des dessins. Je découvre son travail à travers cette lecture. L’histoire est narrée au cours d’un diptyque. Le second et dernier tome est apparu dans les rayons de librairie le vingt-quatre janvier dernier. Edité chez Dargaud, l’album nous offre une couverture très réussie. On y découvre deux des héros en train de marcher sur un lac gelé en train de se fissurer sous l’action de l’immense Krökken qui rode sous leurs pas. Les tons turquoise sont remarquables et amorcent remarquablement l’immersion du lecteur dans le grand hiver nordique.

Le premier épisode nous avait présenté le héros éponyme. Il est chasseur de Krökken. Accompagné de compagnons hétéroclites, il se trouve sur un drakkar à la recherche du terrible monstre marin. La quête avait fait des pertes mais la bête était touchée. « Le serpent-monde » devait donc répondre aux interrogations qui accompagnaient la fermeture du bouquin précédent. Mon premier contact avec l’univers de « Asgard » s’était avéré agréable. Je n’avais eu aucun mal à me plonger dans le monde des vikings. Le dépaysement était efficace et rendait la lecture prenante. L’histoire s’avérait peu originale mais néanmoins bien construite. J’étais donc curieux de savoir où tout cela allait nous mener.

L’histoire marque une rupture avec le début de la narration. Rapidement, la fine équipe se trouve réduit à trois puis deux. L’objectif n’est plus de tuer le Krökken. Il s’agit de rentrer à la maison. Mais il n’y a plus de drakkar. Il s’agira donc de traverser des zones désertiques dans un hiver rude. Comment traverser un cours d’eau quand on est dans le grand nord ? Comment survivre à de longues marches dans la neige ? Cet opus ressemble donc davantage à un « road trip ». Le travail sur les décors de Meyer est important. La réussite est au rendez-vous sur le plan graphique. Il se dégage une vraie atmosphère de la lecture. C’est très agréable.

L’attrait de l’intrigue se construit autour de la relation entre Asgard et Traëll. Le premier est un renégat de son peuple. La seconde est orpheline. Le guerrier est donc un père de substitution sans tous les atouts et les qualités du poste. Le lien entre eux est bien travaillé par le scénariste. L’évolution de leurs rapports est passionnante. Tout le spectre des émotions peut décrire les sentiments de chacun à l’égard de l’autre. Les différents événements qu’ils vont partager va apporter une nouvelle pierre à l’intensité de leur connexion.

Dans l’ombre du duo principal, le Krökken rode tout au long de l’intrigue. Cette présence est oppressante dans chaque page. Je trouve que cet aspect est bien dosé par Dorison. On sent une montée en puissance vers l’affrontement final. Cela fait qu’on apprécie pleinement le combat qui marque la dernière partie de l’intrigue. Le diptyque est donc superbement construit. Le dénouement est réussi et clôt parfaitement une histoire qui m’aura finalement plus enthousiasmé dans sa seconde partie que dans sa première.

En conclusion, « Asgard » est une saga intéressante qui ravira les adeptes d’aventures au pays des vikings. Dorison maîtrise parfaitement les codes du genre. Meyer, par son trait, donne une vraie réalité à cet univers si particulier. Je ne peux donc que conseiller aux adeptes du genre de partir à la découverte d’Asgard et ses acolytes. Vous ne regretterez pas le voyage…

par Eric the Tiger

Note : 14/20

Publié dans Aventure

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